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Eaux non-conventionnelles : l’innovation au service de la continuité d’activité

Blaise BALARESQUE

Le changement climatique entraîne une augmentation de la fréquence et de l’intensité des aléas hydrologiques – stress hydrique, sécheresses, inondations, submersions – qui menacent désormais directement la continuité d’activité des industriels et acteurs économiques. Au-delà de la raréfaction de la ressource et de la dégradation des infrastructures critiques, ces phénomènes exposent les organisations à un triple risque : réglementaire (arrêtés préfectoraux de limitation, durcissement des normes sur la qualité et le traitement des rejets), opérationnel (interruption d’approvisionnement, hausse des coûts, interdépendances sur la chaîne de valeur) et réputationnel (conflits d’usage, mauvaise gestion de crise, pollutions).

Les conséquences économiques sont déjà tangibles. En 2024, Porsche a subi un arrêt de production de grande ampleur, perdant entre 1 et 2 milliards d’euros, après les inondations ayant paralysé un fournisseur d’aluminium. Chaque été en France, des arrêtés préfectoraux limitent l’irrigation et l’arrosage avec des répercussions directes sur de nombreux secteurs (agriculture, tourisme et loisirs, industries). Dans certaines géographies, des sites industriels subissent déjà des interruptions régulières d’approvisionnement en eau à cause du stress hydrique.

Face à ces risques croissants, le recyclage et la réutilisation des eaux usées émergent comme un levier d’adaptation majeur, en réduisant les prélèvements dans les milieux et donc l’exposition au stress hydrique d’une activité. On distingue trois grandes familles d’eaux non-conventionnelles mobilisables pour des usages ne nécessitant pas une qualité d’eau potable : la réutilisation des eaux de pluie, au cadre réglementaire léger et au déploiement rapide ; le recyclage des eaux grises (douches, lavabos, machines à laver) à l’échelle d’un bâtiment ou d’un site, plus contraint techniquement et réglementairement ; et la réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT), qui valorise les eaux usées urbaines ou industrielles après leur traitement en STEP pour des usages exigeant une qualité avancée (irrigation non agricole, usages industriels, nettoyage des voiries).

« Face à l’augmentation des aléas climatiques et de leurs conséquences sur les activités industrielles et économiques, nos partenaires privés et publics se tournent vers des solutions innovantes permettant de réduire leur exposition au stress hydrique. Cet enjeu majeur d’adaptation impose de repenser les modèles traditionnels d’évaluation économique et de décision des projets pour mieux y intégrer les coûts futurs liés à une inaction à court-terme : rupture d’approvisionnement en eau, pertes d’exploitation, etc. » – Thomas LE DIOURON – Directeur associé d'impulse Partners.

Pour accompagner cette transition, le Lab WaterShift, porté par Impulse Partners en partenariat avec SUEZ Consulting, rassemble une cinquantaine de solutions innovantes couvrant l’ensemble du spectre des eaux non-conventionnelles, de la valorisation des eaux de pluie au recyclage des eaux grises et à la réutilisation des eaux usées traitées pour les usages industriels et urbains.

Lire l’article en entier et découvrir les solutions innovantes de l’écosystème des Labs Impulse en téléchargeant la note thématique ci-dessous.

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WaterShift_Note_Thématique.pdf

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